Bambi, Raël et Florent Marchet sont dans un vaisseau

"Ceussent qui ne sont point d'la Fanfare, ar'culez jusqu'aux arbouses!"

Vous le savez sans doute déjà si vous me suivez depuis quelques temps, j'aime beaucoup les artistes décalés capables d'amener avec eux leur univers. En musique, c'est pour moi une qualité essentielle. Et dans ce domaine là, Florent Marchet frappe très fort avec son album "Bambi Galaxy".

"La chanson française se sclérose, la chanson française c'est has been. La chanson française c'est pour les vieux."

Ouaip, peut-être. Admettons et alors? Parce que quand on tombe sur une petite perle comme celle-là, ça balaye tous les arguments des grincheux. "Bambi Galaxy" c'est un voyage dans le temps, l'espace et la démesure. Chaque chanson est une histoire, un monde. La voix de Florent Marchet rappelle celle de Souchon à ses débuts, mais un Souchon sous LSD qui ose crier haut et fort "Raël mon Amour".

Dès les premières mesures de l'album, c'est le décollage et "Alpha Centauri", notre destination, l'univers et l'infini comme remède à tous les maux de notre monde en ruine. Florent Marchet fait partie de ses rares compositeurs qui arrivent à nous mettre des images dans la tête avec ses musiques.

Il est loin son premier album "Rio Baril" qui était déjà de grande qualité et laisser présager le meilleur pour cet artiste. Mais que de chemin parcouru pour arriver jusqu'à "Bambi Galaxy". Un très grand concept album!

Allez, il ne vous reste plus qu'à partir 45 minutes pour un formidable voyage science-fictionesque à bord d'Apollo 21. Et n'oubliez surtout pas "New edge, quadra, quinoa"